Pièce 01 / 01
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avec Habaki en cuivre gravé
Tanto Yukiyama 262mm
Ce tanto de style classique s’inspire du Soshu Yukimitsu Tanto. Le hamon présente un polissage discret, avec un tracé cristallin.
Bois
shirasaya (monture bois blanche), possibilité de monture laqué
Acier
acier mangano-silicieux centennaire
Dimensions
26,2cm
Prix
520,00 ユーロ;
送料無料 en France métropolitaine
短刀 pièce artisanale forgée à la main
Sommaire
Qu’est-ce qu’un tanto japonais ?
Origine et histoire de la forme
Le tanto apparaît à la période Heian (794–1185), mais reste rare. C’est au cœur de la période Kamakura (1192–1333) que de magnifiques Tanto sont forgés.
Tout comme pour les katana, certains Tanto de l’époque sont considérés parmi les plus beaux jamais réalisés.
Ce sont majoritairement des lames droites ou légèrement incurvé vers l’intérieur. Les courbures viendront que plus tard. On les appels tanto en forme de Takenoko-zori. Takenoko : la pousse de bambou.
À l’origine, le tanto est une arme utilitaire. Son usage est adapté pour le combat rapproché.
Ce n’est qu’au fil des siècles qu’il deviendra un objet d’apparat pour les samouraïs et certaines classes sociales, puis un objet de cérémonie lors de l’interdiction du port du sabre sous l’ère Meiji.
Le Tanto est une lame courte, qui concentre autant de complexité que les katana.
Son histoire suit celle des sabres long, mais avec ses propres règles : ses styles, ses nuances, ses forgerons, ses périodes d’excellence.
Que signifie tanto en japonais ?
Le mot tanto s’écrit 短刀 en japonais, deux kanji empruntés au chinois.
短 (tan) signifie court. 刀 (tō) signifie sabre, lame, couteau.
Tanto : littéralement, sabre court. Ou poignard court, selon la traduction. La forme dit déjà tout sur la fonction.
Tanto, wakizashi, katana et TAchi: les différences
Le tanto est le plus court des sabres japonais. Au-dessus de lui, le wakizashi. Au-dessus du wakizashi, le katana. Et au-dessus du katana, le tachi, plus long et plus courbé.
Avant la période Muromachi, la forme dominante est le tachi, porté suspendu à la ceinture, tranchant vers le bas. C’est une lame de cavalerie.
À partir de Muromachi, le katana s’impose, glissé dans la ceinture, tranchant vers le haut, adapté au combat à pied. Le wakizashi l’accompagne : ensemble, ils forment le daisho (大小), grand et petit, signe distinctif du samouraï.
Une façon simple de distinguer tachi et katana : face à la signature du forgeron sur la soie, si le tranchant est à droite, c’est un tachi. S’il est à gauche, c’est un katana ou un wakizashi.
Qu’est-ce qu’un vrai tanto japonais ?
Le tanto est traditionnellement forgé en tamahagane, l’acier japonais issu du tatara. On trouve aussi des versions en acier feuilleté moderne ou en acier uni, ce qu’on appelle maru.
Il est monté avec un fourreau, le saya, comme le katana. Certains tanto portent une garde, le tsuba : on parle alors de hamidashi. D’autres n’en ont pas, c’est l’aikuchi, monture minimaliste et sobre, souvent associée aux contextes formels et cérémoniels.
La qualité d’un tanto artisanal se lit d’abord dans la lame. Le niveau de raffinement peut être extrême : certains grands forgerons du Japon féodal ont bâti toute leur réputation sur leurs tanto. La monture vient ensuite, en cohérence avec la lame, jamais à sa place.
Aujourd’hui, le tanto existe dans tous les registres, de la babiole industrielle au tanto artisanal d’une grande finesse. Ce qui les distingue se voit immédiatement, pour qui sait regarder.
Le yoroidoshi : le tanto qui perce l’armure
Le yoroidoshi est une variante du tanto conçue pour une seule chose : pénétrer l’armure.
Ce qui distingue le yoroidoshi d’un tanto standard se lit dans l’épaisseur du dos. Sur un tanto classique, le kasane au munemachi se situe entre 6 et 7 mm (parfois sur les anciennes lames usées). Sur les yoroidoshi les plus robustes, cette épaisseur peut dépasser 10 mm. C’est cette masse au dos qui donne à la lame une grande rigidité.
Sans courbrure, il n’est pas fait pour trancher. Dans les situations de combat rapprochée, il est fait pour piquer afin de s’insérer entre les interstices d’une armure à plaques et atteindre l’adversaire à travers.
Il apparaît en réponse directe à l’évolution des armures japonaises, vers la fin de la période Kamakura. Une forme dictée par un problème tactique précis, sans concession esthétique.
Couteau tanto : de la lame de samouraï au couteau utilitaire
Le tanto comme inspiration coutelière
Le tanto a inspiré plusieurs générations de couteliers à travers le monde. J’en fais partie.
Je travaille à réaliser des lames inspirées fidèlement de la forme classique, mais aussi des interprétations à vocation utilitaire que j’appelle コタント.
Mon intention n’est pas de réinventer le tanto, mais de me rapprocher de ce qu’a pu être un couteau de travail au Japon il y a 700 ans : sobre, efficace, forgé avec soin dans des matériaux nobles. L’urushi, les aciers anciens, les techniques traditionnelles de montage, tout part de là.
Le kotanto : un couteau tanto version courte et utilitaire
Le コタント est une réponse directe à cette question : comment forger une lame inspirée du tanto dont on puisse réellement se servir, au quotidien, en extérieur ?
Plus court qu’un tanto standard, il en conserve la géométrie, les matériaux et les méthodes de fabrication. Même acier, même trempe différentielle, même soin apporté à la monture. Ce qui change, c’est la vocation : une lame de travail, pensée pour durer et pour être utilisée.
Tanto de collection ou tanto utilitaire : comment choisir ?
Le tanto de collection s’inspire au plus près de la tradition classique. La qualité de la lame, le raffinement de la monture, le respect des proportions historiques, tout concourt à produire une pièce d’exception, une pièce d’art ?
Le tanto utilitaire répond à une logique différente : il est fait pour être utilisé. Sa taille est réduite, sa ligne adaptée, sa construction orientée vers la robustesse et le confort en main. C’est ce qu’on appelle le コタント.
Comment est forgé un tanto japonais artisanal ?
L’acier du Tanto Japonais : Tanren
Traditionnellement, l’acier du tanto est longuement préparé. On l’allonge puis on le replie sur lui-même pour purifier sa structure et affiner son grain. Selon le nombre de pliages, la lame peut révéler un feuilletage de plusieurs milliers de couches, visible en surface après polissage.
Aujourd’hui, il est possible d’utiliser un acier homogène moderne à haute teneur en carbone. C’est une option sérieuse : l’acier est fiable, prévisible, et réduit considérablement le coût de fabrication.
J’utilise aussi régulièrement une troisième voie : des aciers anciens, forgés ou laminés il y a un siècle ou plus. Leur composition, leur grain, leur comportement à la trempe sont différents des aciers modernes. C’est un entre-deux, difficile à définir précisément car cela dépend trop des aciers et des choix d’assemblages, mais il permet à ceux possèdent un budget limité de se rapprocher de la beauté des aciers bas-foyers.
Forge et mise en forme au marteau
La mise en forme au marteau est un travail dégressif. On commence par le sunobe, la pré-forme à haute température, où les coups sont puissants et les déplacements de matière importants. C’est à ce stade que se forge le kissaki, la pointe.
Celle-ci se fait par retournement pour que les grains de l’acier suivent le tranchant sans s’y perdre.
Plus le travail avance, plus les températures baissent, les coups deviennent plus légers et plus précis, et le travail plus fin. On affine les flancs, on contrôle les proportions, on surveille la ligne.
Tout au long de la forge, l’eau est utilisée pour nettoyer la surface de l’acier et chasser les oxydes.
Arashiage : la lime après la forge
Après la forge, la lame est mise en forme à la lime, parfois aussi au sen. C’est la phase d’arashiage : on travaille la géométrie, au plus près de la côte finale, celle qui sera affinée à la pierre après la trempe.
Cette étape peut être dégrossie au backstand. Certains forgerons travaillent exclusivement à la machine. Pour ma part, j’initie le travail avec un passage très léger au backstand, puis j’affine à la lime. Parfois je travaille uniquement à la lime, du début à la fin.
Tsuchioki : l’application de l’argile
La lame est maintenant recouverte d’un mélange réfractaire à base d’argile. Une étape passionnante, dont il n’y a pas assez d’une vie pour explorer toutes les possibilités.
La recette classique est un tiers argile, un tiers charbon, un tiers chamotte. Mais en réalité il y a des milliers de variations à explorer : le type d’argile, le type de chamotte, les proportions, les ingrédients annexes. Plusieurs couches aux compositions différentes peuvent être appliquées, et la manière de les poser s’adapte évidemment à l’acier et au type de trempe prévu.
C’est une étape entre alchimie et peinture. Tout cela dans le but qu’une seule partie de la lame prenne la trempe, pour qu’elle soit plus résiliente et que se crée un motif unique. On parle de signature du forgeron. Mais au-delà d’une signature, c’est presque un tableau qui se réalise entre le forgeron et les éléments. Nous n’avons pas la totale maîtrise du résultat. Nous le suggérons, et c’est ça qui fait toute la magie de cette étape.
Yakiire : la trempe selective
C’est ici que tout le travail précédent est testé. La lame peut naître, ou bien se fissurer, se tordre, se briser.
La lame est longuement chauffée à la bonne température selon l’acier. Cette chauffe transforme sa structure cristalline : l’acier passe à l’état d’austénite, une structure instable, malléable, qui ne demande qu’à se transformer. Si on pousse trop fort, elle se modifie. Et si la lame refroidissait lentement, elle reviendrait à sa structure d’origine, souple.
Mais soudainement, la lame est plongée dans l’eau. C’est Yakihire.
Le choc thermique fige instantanément la structure. Dans les zones non protégées, l’austénite se transforme en martensite : une structure cristalline dure, dense, qui donne au tranchant sa capacité à tenir un fil. Dans les zones protégées par l’argile, le refroidissement est plus lent. L’acier y reste à l’état de perlite, plus souple, plus résiliente.
Le hamon se dessine à la frontière de ces deux mondes.
Togi : le polissage à la main
Une nouvelle étape commence. Traditionnellement au Japon, c’est une nouvelle profession qui prend le relais : celle du polisseur.
Il existe mille façons de réaliser cette étape. Le polissage traditionnel puriste se fait uniquement à la pierre, avec une dizaine de pierres de granulométrie croissante. C’est un travail d’une finesse exceptionnelle, qui fait ressortir le hamon, révèle le grain de l’acier et raconte toute l’histoire de la lame. C’est aussi l’étape la plus longue : plusieurs dizaines d’heures selon la taille de la pièce, et une expertise qui se construit sur des années. On parle ici des lames destinées à la collection et à l’art.
Selon l’usage, le type d’acier et le budget, d’autres formes de polissage, également réalisées à la main, sont aussi employées. C’est notamment le cas pour les lames utilitaires, où l’efficacité du tranchant prime.

La monture du tanto : tsuka, saya et pièces annexes
Le tsuka : fabrication du manche
le bois
Le cœur du tsuka est traditionnellement en honoki (朴の木, magnolia japonais à grandes feuilles). Pour ma pratique en Provence, j’utilise le tilleul, équivalent local du honoki traditionnel, un bois qui offre une faible teneur en humidité, une stabilité, un fil relativement droit et un bon équilibre entre amortissement et résistance, aussi bien pour le tsuka que pour le saya, sans la présence de tanin qui pourrait attaquer l’acier sur la durée. Mon bois sèche depuis plus de 4 ans avant d’être travaillé. Le fil du bois doit suivre autant que possible la courbe du koshirae, particulièrement dans la zone du manche où les contraintes sont les plus fortes.
Le façonnage
La tsuka prend forme en deux temps : le bloc de bois est d’abord fendu en deux, puis chaque moitié est creusée pour épouser exactement le nakago (la soie), avant que les deux parties ne soient rejointes et que le manche ne soit sculpté dans sa forme extérieure définitive. Le nakago est positionné légèrement décentré dans le bloc, de sorte que le nakago ha (le bord inférieur de la soie) prenne appui directement sur le bois plein plutôt que sur la ligne de collage, ce qui renforce la solidité.
le collage
Pour le collage, j’utilise mugiurushi, un mélange de colle de blé et de laque urushi, qui offre un assemblage solide, traditionnel et sans produit chimique. Ce même collage peut aussi être réalisé au sokui, la colle de riz, selon les besoins de la pièce.
finition
Le tsuka reçoit ensuite différents éléments d’assemblage selon la complexité de la monture souhaitée. Vient enfin la finition, choisie selon le rendu recherché : laquage, ficelage, cordon de coton traditionnel, ou encore peau de raie.
Le saya : le fourreau en bois
La saya est elle aussi fendue en deux, puis chaque moitié est creusée pour recevoir la lame et loger précisément le habaki, qui doit y coulisser sans jeu. Le reste du fourreau est ensuite façonné aux ciseaux et au rabot pour obtenir la forme définitive.
Les deux moitiés sont assemblées avec le même collage que pour le tsuka, au mugiurushi ou au sokui selon la pièce.
On s’interdit ici tout usage de machine à bande ou de papier de verre : un seul grain de sable resté à l’intérieur de la saya pourrait compromettre le polissage de la lame. Ces étapes de mise en forme se réalisent donc impérativement à la main, avec des outils traditionnels.
La finition de la saya suit ensuite l’usage recherché : la shirasaya, fourreau de stockage, où le bois est simplement ciré, ou la koshirae, avec souvent un laquage plus élaboré offrant de nombreuses finitions possibles, et différentes pièces de monture décritent ci-dessous.
Les autres pièces : fuchi, kashira, habaki, Kurikata, etc
- Fuchi / Kashira : extrémités de la tsuka (base et pommeau), en cuivre, corne ou autre
- Koiguchi / Kojiri : extrémités de la saya (embouchure et embout de pointe)
- Habaki : collier de blocage sur la lame, généralement en cuivre
- Kurikata : ergot ou anneau pour le sageo, en corne, bois ou métal
- Mekugi : cheville en bambou traversant tsuka et nakago
- Seppa : rondelles de part et d’autre du tsuba, en cuivre
- Tsuba : garde, en fer forgé, bronze, cuivre ou autre
- Same : peau de raie sous l’enroulement
- Ito : cordon d’enroulement de la tsuka
- Sageo : cordon fixé au kurikata
Le laquage urushi
L’urushi est un art à part entière, exigeant patience et rigueur. Cette laque naturelle est en réalité une sève, récoltée sur l’arbre à laque (un sumac, toxique au contact avant séchage), qui une fois appliquée durcit et imperméabilise le bois en profondeur.
L’application se fait en deux temps : d’abord la préparation du support par scellage, comblement et ponçage, puis la pose des couches de finition qui donnent son aspect final à la pièce. Chaque pièce laquée est placée dans un furo, une chambre de séchage tenue au chaud et à l’abri de la poussière, où température et humidité précises sont indispensables pour que la laque durcisse correctement. Un excès d’humidité trop rapide peut froisser la surface ou empêcher l’intérieur de durcir en profondeur.
Selon le nombre de couches appliquées, le séchage peut demander plusieurs jours entre chaque passage, et le rythme varie aussi avec la saison. Au total, plusieurs semaines de travail sont nécessaires pour finaliser une seule pièce. Entre chaque couche, la surface est poncée à l’eau pour effacer les irrégularités avant d’accueillir la suivante. Cette lenteur fait partie intégrante du processus : elle donne à l’urushi sa profondeur, sa résistance et cette patine si particulière qui se révèle avec le temps.
Les aciers utilisés dans un tanto artisanal
Acier homogène
Quand on parle d’acier homogène il s’agit d’acier industriel moderne. Un choix économique qui permet cependant de forger de très bonne lame. On va choisir un acier de préfèrence non-allié avec un taux de carbone adapté qui se rapproche de celui des aciers traditionnels, c’est à dire autour de 0,6 / 0,7% de carbone.
Acier centenaires
Il est possible d’utiliser des aciers de récupérations, finement choisit pour leur qualité esthétique et mécanique. Ces aciers vont être vieux et parfois agé de plusieurs siècles.
Selon les cas, ils peuvent être travaillé directement à la manière d’un acier homogène, ou bien on les retravailles en les feuilletant et parfois en opérant des assemblages entre différent acier soudé à la forge.
Acier de bas-foyer : Tamahagane
L’acier de bas-foyer par réduction direct est la méthode qui permet d’obtenir le plus bel acier. La structure de celui-ci est préservé par le fait qu’il ne passe pas par l’état de fonte (à l’inverse des méthodes des hauts-fourneaux arrivées avec l’industrialisation).
Sa production est très longue car il faut que l’artisan collecte le minerais dans la nature, le transforme par de multiples étapes. Et le réduise apèrs avoir construit sa cheminée. Une fois réduit il obtient une loupe qu’il doit affiné à la forge, étape de taren. Des morceaux sont assemblés puis soudé, puis étirés avec d’être replié à de multiples reprises. 10 pliages équivaut à plusieurs milliers de couches.
Questions fréquentes sur le tanto japonais
Qu’est-ce qu’un tanto ?
Le tanto est le sabre court du samouraï. C’est une pièce emblématique des sabres japonais. Au point que certains célèbres forgeron japonais ce soit spécialiser dans le tanto.
Quelle est la taille d’un tanto japonais ?
Le Tanto mesure officiellement moins de 30 cm (soit un shaku : 30,3cm). Au-dessus on parle de Wakizashi. La plupart des Tanto mesurent au alentour des 25cm. Et la plupart des lames ne comporte pas de courbure (ソリ). Bien entendu il existe des cas à part.
Les nuances se font sur de nombreux aspect : ligne de lame, largeur, gorge, gravure, type de pointe, type de flanc, etc.
Tanto artisanal ou industriel : quelle différence ?
La plupart des tanto japonais que l’on trouve de nos jours dans le monde sont de fabrication industriel. Ce ne sont pas vraiment des tanto mais plutôt des imitations bas de gammes.
Au sein du tanto artisanal il exsite plusieurs approches que l’on peut séparer en deux grandes famille : les lames d’inspiration tanto qui sont des lames inspirés des lignes et des montures du tanto mais avec beaucoup de liberté quant aux méthodes et à la monture bois. Ces tanto sont souvent simplifié comparé aux classiques dont la réalisation est très complexe, longue et suit des codes et des méthodologie précises.
Pour ma part mes Tanto sont largement inspirés des méthodes et lignes traditionnelles classique mais je m’accorde cependant des libertés.
Est-il légal de posséder un tanto en France ?
Oui. Le tanto est classé comme arme blanche de catégorie D par le Code de la sécurité intérieure. Son achat et sa détention à domicile sont libres pour toute personne majeure, sans déclaration ni autorisation. La vente est en revanche interdite aux mineurs.
Ce qui est interdit, c’est le port et le transport en lieu public sans motif légitime. Concrètement, vous ne pouvez pas circuler avec un tanto sur vous. En revanche, le transporter reste possible dans certains cas reconnus comme légitimes : ramener la lame chez vous après l’achat, l’apporter à une exposition, ou vous rendre à un cours d’arts martiaux (iaidō, kenjutsu, tanto jutsu). Dans ces situations, transportez toujours la lame dans son saya, rangée dans une housse ou un emballage fermé, jamais accessible directement.
Comment commander un tanto artisanal?
Je vous invite à rentrer en contact pour en discuter. En fonction de vos attentes, votre budget, et de mes disponibilités, je vous proposerai plusieurs options. La suite consiste à régler un accompte pour débuter votre projet. Je vous tiens ensuite au courant de l’avancement.
