Elie Eveno — La forge des loups noirs

Et s’il était possible d’avoir un fragment de l’art du sabre japonais avec soi, et même de pouvoir s’en servir ?

Voilà le fil qui guide mon travail, du kotanto de bivouac au couteau de cuisine, en passant par le couteau de poche.

L’efficacité a une place essentielle pour moi, mais je recherche aussi l’émotion.

J’explore les différents métiers de l’art du sabre japonais, de la forge au laquage urushi, en passant par le polissage et même la métallurgie artisanale, à la recherche du beau et avec la volonté d’insuffler quelque chose de vivant dans mes lames.

Amoureux du classique, je refuse de m’enfermer dans quelque sorte de purisme que ce soit, et ne me contente d’aucune limite.

Je n’oublie pas que j’ai commencé à forger dans une forêt, dans laquelle j’ai compris que ce qui m’attire le plus dans une lame, c’est quand elle est sauvage.

Elie

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