L’acier carbone est une matière vivante, qui réagit à son environnement.
C’est ce qui fait toute sa beauté, son efficacité, mais aussi sa vulnérabilité.
Avec quelques uns de vos soins et une utilisation régulière il sera en parfaite forme !
REsumE des conseils :
Il est préférable de :
• Toujours rincer et essuyer la lame (y compris si elle est touchée avec les doigts).
• Graisser de temps à autre (l’huile de camélia est idéal mais pas indispensable)
• Ne pas couper d’aliments trop durs pour les lames cuisines (aliment congelé, os, etc.) pour ne pas risquer d’abîmer le fil.
• Si votre couteau possède un fourreau, lorsque vous le rangez, faites glisser la lame sur le dos à l’intérieur du fourreau pour préserver le tranchant.
• Ne jamais chauffer la lame à plus de 150 degrés (appareil d’affûtage électrique déconseillé).

Explications détaillées :
- Éviter l’oxydation
Afin d’éviter que la lame ne s’oxyde, c’est assez simple, mais cela demande une petite discipline :
Toujours rincer et essuyer (sécher) la lame immédiatement après chaque utilisation.
Cela peut paraître contraignant au début, mais on prend très vite l’habitude et le bénéfice de garder une lame bien propre est très appréciable.
Une légère oxydation n’est pas grave pour autant, c’est une réaction naturelle de l’acier pour se protéger.
Si, par mégarde, la lame s’oxyde trop, il est possible de la récupérer en frottant avec une éponge (côté doux dans un premier temps pour ne pas abîmer le polissage).
Si de la rouille apparaît, il sera possible de reprendre le polissage. Le plus simple est d’utiliser du papier de carrosserie grain 1000 avec de l’eau.
2. Huile :
Il est recommandé de graisser la lame de temps en temps et d’enlever l’excédent d’huile avec un chiffon, surtout si l’on ne va pas utiliser le couteau pendant une longue période. Plus un couteau est utilisé, plus il reste naturellement entretenu sans besoin d’en faire plus.
L’huile idéale est l’huile japonaise de camélia, mais une huile de tournesol peut aussi faire l’affaire en essuyant bien l’excédent sinon cela colle.
3. Utilisation :
Une lame japonaise comporte un tranchant dur, c’est ce qui fait la qualité de son tranchant, mais aussi sa fragilité. Cependant, pas de panique : il suffit de ne pas faire tomber la lame et de l’utiliser de manière adéquate.
Adapté votre utilisation selon si vous avez un cuisine fait pour du tranchant en finesse, ou un utilitaire d’extérieur fait pour encaisser plus de travaux brut.
4. Entretien et affûtage :
Si vous avez une seule pierre à utiliser, je recommande : la Naniwa Pro 1000.
Si l’entretien est fait assez régulièrement, elle permet de reprendre le fil assez rapidement et, en prenant le coup de main, d’obtenir un tranchant rasoir.
Il vaut largement mieux un entretien régulier à la pierre 1000 qu’un entretien occasionnel jusqu’au grain 5000.
Je déconseille fortement l’usage du fusil, qui userait prématurément votre lame carbone.
Le geste à la pierre :
Si vous n’avez pas l’habitude d’affûter à la pierre, je vous conseille cette vidéo YouTube de Julien Labelle affuteur ci-desous pour voir son geste. Et de faire confiance à votre instinct pour le reste. Y aller doucement, observer, tester. Le geste viendra.
Un dernier conseil pour la route : pour l’affutage, il vaut mieux l’appliquer 5 minutes régulièrement que 1 heure tous les 6 mois 🙂
Régalez-vous bien avec votre compagnon d’acier, prolongement d’un bout de vous, et que vous transmettrez peut-être à une jeune génération !




